Aujourd’hui, organiser ou animer un hackathon d’entreprise ne consiste pas seulement à réunir des collaborateurs pendant 24 ou 48 heures pour produire des idées. À l’échelle d’une ETI ou d’un grand groupe, il faut également gérer les candidatures, constituer les équipes, centraliser les livrables, organiser les votes et les jurys, tracer les décisions et surtout assurer le suivi des projets sélectionnés.

C’est précisément le rôle d’une plateforme de hackathon : centraliser dans un même environnement les différentes étapes du dispositif, de l’appel à contributions jusqu’au suivi post-hackathon.

Mais toutes les solutions ne répondent pas aux mêmes besoins.

Un outil adapté à un événement ponctuel de 50 personnes ne répondra pas nécessairement aux contraintes d’un hackathon interne impliquant plusieurs milliers de collaborateurs, plusieurs entités, différents jurys et un processus de sélection en plusieurs étapes.

Alors, quelles fonctionnalités sont réellement indispensables ? Quels critères comparer ? Et comment éviter de choisir une plateforme performante le jour du hackathon mais incapable d’accompagner les projets une fois l’événement terminé ?


Vous préparez un hackathon ?

Nous vous montrons ici comment sécuriser votre ROI avec un dispositif complet : idéation→ animation → suivi


À retenir

Pour un hackathon d’entreprise, le choix d’une plateforme doit principalement reposer sur 8 dimensions : cadrage des contributions, engagement, collaboration, évaluation, workflow, suivi post-hackathon, reporting et intégration au SI.

Le critère le plus souvent sous-estimé reste l’après-hackathon : une plateforme performante ne doit pas uniquement permettre de sélectionner les meilleures idées, mais aussi de les transformer en projets pilotables.


Qu’est-ce qu’une plateforme de hackathon ?

PeUne plateforme de hackathon est un logiciel permettant de centraliser et piloter les différentes étapes d’un hackathon : appel à contributions, dépôt des idées ou projets, constitution des équipes, collaboration, évaluation par un jury, votes, sélection des finalistes et suivi des projets retenus.

Dans un contexte d’entreprise, elle permet surtout d’éviter la dispersion entre formulaires, e-mails, fichiers Excel, outils collaboratifs et présentations.

Avant le hackathon

La plateforme sert à cadrer le dispositif :

  • présentation des challenges ;
  • inscription des participants ;
  • collecte des idées ;
  • constitution ou animation des équipes ;
  • partage des règles et ressources ;
  • communication auprès des participants.

Pendant le hackathon

Elle devient le point central du dispositif :

  • enrichissement des projets ;
  • dépôt des livrables ;
  • échanges entre participants ;
  • accompagnement des équipes ;
  • votes ;
  • évaluation par les jurys ;
  • animation et notifications.

Après le hackathon

C’est là que se joue une grande partie de la valeur produite :

  • conservation des projets sélectionnés ;
  • attribution de responsables ;
  • définition d’étapes ou de roadmaps ;
  • arbitrage ;
  • suivi des avancées ;
  • mesure des résultats ;
  • communication sur les projets effectivement déployés.

Un hackathon réussi ne se mesure donc pas uniquement au nombre d’idées générées le jour J, mais à la capacité de l’organisation à faire progresser les meilleures jusqu’à leur mise en œuvre.

Faut-il vraiment une plateforme dédiée pour organiser un hackathon ?

Pour un hackathon de petite taille, il est possible de combiner plusieurs outils : formulaire en ligne pour collecter les idées, Teams ou Slack pour communiquer, dossiers partagés pour centraliser les livrables et tableur pour gérer l’évaluation.

Cette organisation atteint cependant rapidement ses limites lorsque le dispositif grandit.

SolutionAvantageLimite principale
Formulaire + tableursSimple pour démarrerDonnées dispersées et suivi manuel
Teams / SlackCommunication efficacePeu adapté au workflow de sélection
Outil événementielGestion efficace le jour JSuivi innovation souvent limité
Plateforme de hackathonHackathon + suivi des projetsPertinente surtout si la démarche doit se poursuivre

Pour une organisation qui souhaite simplement gérer un événement ponctuel, une plateforme spécialisée peut suffire.

En revanche, lorsqu’un hackathon doit alimenter une démarche d’innovation plus large, la capacité à faire vivre les projets après leur sélection devient un critère déterminant.


Outillez votre hackathon pour assurer son succès !

Nous vous montrons, en 30 minutes chrono, comment outiller votre hackathon pour gérer l’avant, le pendant et l’après.


Organiser un hackathon : communication

Les 8 critères pour choisir une plateforme de hackathon

1. Pouvoir cadrer précisément les contributions

La qualité des projets dépend en partie de la qualité des informations demandées aux participants.

Une plateforme doit permettre d’adapter les formulaires selon le challenge : problème adressé, proposition de valeur, bénéficiaires, ressources nécessaires, faisabilité, impact attendu ou encore pièces jointes.

Question à poser au fournisseur : pouvons-nous créer nos propres formulaires et faire évoluer les informations demandées selon les étapes du hackathon ?

2. Mobiliser les participants avant, pendant et après

La participation ne se joue pas uniquement le jour de l’événement.

Notifications, contenus d’animation, actualités, interactions, votes ou mécanismes de reconnaissance permettent de maintenir une dynamique avant la phase intensive et après la finale.

La simplicité d’usage est particulièrement importante lorsque le hackathon concerne plusieurs centaines ou milliers de collaborateurs dont l’innovation n’est pas le métier quotidien.

3. Faciliter la collaboration autour des projets

Une idée déposée au début du processus évolue généralement avant d’être présentée au jury.

La plateforme doit donc permettre aux participants de commenter, enrichir, documenter et éventuellement rejoindre des projets.

L’objectif n’est pas seulement de stocker des candidatures : il est de créer un espace de travail collaboratif autour de chaque proposition.

4. Sécuriser l’évaluation et les décisions

Plus le nombre de projets augmente, plus le processus d’évaluation devient sensible.

La plateforme doit pouvoir prendre en charge :

  • plusieurs jurys ;
  • des critères personnalisés ;
  • une notation structurée ;
  • différentes phases de sélection ;
  • des votes collaborateurs lorsque le dispositif le prévoit ;
  • la traçabilité des décisions.

Un bon système d’évaluation permet notamment d’éviter qu’une idée très populaire mais peu faisable soit automatiquement privilégiée à un projet plus stratégique.

5. Adapter le workflow à votre gouvernance

Tous les hackathons ne suivent pas le même processus.

Certains organisent une présélection, puis un vote, puis une finale. D’autres font intervenir plusieurs jurys métiers ou régionaux avant un arbitrage national.

La solution doit donc s’adapter au processus de décision de l’organisation et non l’inverse.

6. Organiser le post-hackathon

C’est souvent le critère le plus sous-estimé.

Une fois les gagnants annoncés, il faut encore répondre à plusieurs questions :

  • qui porte chaque projet ?
  • quelle est la prochaine étape ?
  • quelles ressources sont nécessaires ?
  • quels arbitrages restent à effectuer ?
  • quel sponsor est responsable ?
  • quels résultats ont été obtenus trois ou six mois plus tard ?

Si ces informations retournent dans des fichiers ou des échanges d’e-mails après la finale, une partie de la valeur créée pendant le hackathon est perdue.

7. Mesurer les résultats du dispositif

Le reporting ne doit pas se limiter au nombre de participants ou d’idées déposées.

Une démarche mature distingue trois niveaux d’indicateurs :

Participation : inscrits, contributeurs actifs, interactions, équipes constituées.
Sélection : nombre de projets évalués, taux de passage entre étapes, projets finalistes.
Impact : projets lancés, projets effectivement déployés, gains générés, temps économisé ou autre indicateur métier associé au challenge.

Cette troisième catégorie permet de passer d’une logique de succès événementiel à une logique de performance de l’innovation.

8. Vérifier la compatibilité avec votre environnement IT

Pour une ETI ou un grand groupe, le choix ne peut pas reposer uniquement sur l’expérience utilisateur.

Il faut également vérifier :

  • gestion des rôles et droits ;
  • SSO ;
  • conformité RGPD ;
  • localisation et sécurité des données ;
  • intégrations ;
  • capacité à gérer plusieurs entités ;
  • export des données ;
  • accompagnement au déploiement.

Ces points doivent être intégrés au cahier des charges dès le début afin d’éviter qu’une solution séduisante fonctionnellement soit ensuite bloquée lors de sa validation par la DSI.

Le vrai enjeu : assurer trois continuité

Notre expérience des dispositifs d’innovation collaborative montre qu’un hackathon perd une grande partie de son impact lorsque trois continuités ne sont pas assurées.

1. La continuité de la participation

Les collaborateurs doivent pouvoir passer naturellement de la découverte du challenge à la contribution, puis à l’enrichissement et au suivi des résultats.

2. La continuité de la décision

Chaque projet doit conserver l’historique de sa qualification : commentaires, évaluations, décisions du jury et étapes franchies.

3. La continuité de l’exécution

Une idée sélectionnée doit pouvoir devenir un projet avec un responsable, des prochaines étapes et des indicateurs.

C’est cette dernière continuité qui permet de passer d’un hackathon événementiel à un véritable pipeline d’innovation.

Comment Beeshake permet de piloter un hackathon de bout en bout

Beeshake est une plateforme d’intelligence collective conçue pour organiser des démarches collaboratives qui dépassent le simple temps de l’événement.

Pour un hackathon interne, elle permet notamment de centraliser :

Le cadrage
Formulaires personnalisés, challenges thématiques, règles de participation et contenus d’accompagnement.

L’idéation
Dépôt des propositions, enrichissement collaboratif, commentaires, ressources et pièces jointes.

La sélection
Modération, votes, jurys, critères personnalisés et processus de validation en plusieurs étapes.

L’animation
Notifications, gamification, actualités, groupes et interactions entre participants.

Le suivi
Transformation des idées retenues en projets, suivi des étapes, arbitrages et pilotage dans le temps.

La différence est importante : la plateforme ne s’arrête pas à l’annonce des gagnants. Les projets retenus peuvent rester intégrés au dispositif d’innovation et continuer à être pilotés après le hackathon.

Exemple concret – le hackathon de la CEAPC pour co-construire le futur plan stratégique

La Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes (CEAPC) a transformé son concours d’innovation en un véritable hackathon interne pour impliquer 2 500 collaborateurs dans l’élaboration de son futur plan stratégique.

Points clés du hackathon :

  • Collecte d’idées : Les collaborateurs déposent et modèrent leurs propositions via la plateforme Beeshake.
  • Formation des équipes : Création de groupes projet autour des idées les plus prometteuses.
  • Évaluation multi-étapes : Jury intermédiaire + vote des collaborateurs pour sélectionner les 10 meilleures idées.
  • Grande finale : Pitch des finalistes devant le jury et vote collaboratif pour élire les gagnants.
  • Suivi et impact : Les idées sélectionnées sont intégrées au plan stratégique et suivies jusqu’à leur mise en œuvre.

Résultats :

  • 180+ idées proposées, 165 validées
  • 2 000 collaborateurs actifs
  • Engagement massif et renforcement de la cohésion interne
  • Idées transformées en projets concrets et visibles dans le temps

💡 Pour lire le cas complet et découvrir le déroulé détaillé du hackathon “Innov’Actions” :

Bannière Cas Client CEAPC

Checklist : 15 questions à se poser avant de choisir votre plateforme

Avant de consulter un éditeur, vérifiez notamment :

  1. Peut-on personnaliser totalement les formulaires ?
  2. Peut-on gérer plusieurs challenges simultanément ?
  3. Les collaborateurs peuvent-ils enrichir les idées ?
  4. Peut-on constituer plusieurs jurys ?
  5. Les critères d’évaluation sont-ils personnalisables ?
  6. Peut-on organiser plusieurs étapes de sélection ?
  7. Les votes collaborateurs et jurys peuvent-ils coexister ?
  8. Les décisions restent-elles traçables ?
  9. Peut-on suivre les projets après la finale ?
  10. Existe-t-il un tableau de bord de suivi ?
  11. Peut-on exporter les données ?
  12. La solution prend-elle en charge le SSO ?
  13. Où les données sont-elles hébergées ?
  14. Quel accompagnement est proposé pour préparer et animer le dispositif ?
  15. Peut-on continuer à utiliser la plateforme après le hackathon pour d’autres démarches d’innovation ?

Plus la réponse à ces questions est claire avant le lancement, moins vous risquez de devoir reconstruire votre processus avec plusieurs outils en parallèle.


Conclusion – Choisissez la plateforme en fonction de l’après, pas uniquement du jour J

Les projets sélectionnés lors du hackathon doivent pouvoir être repris, arbitrés, enrichis, pilotés puis évalués sur leurs résultats.

C’est pourquoi le critère déterminant n’est pas simplement :

« Cette plateforme peut-elle organiser notre hackathon ? »
mais plutôt :
« Que nous permettra-t-elle de faire des projets une fois le hackathon terminé ? »

Vous préparez un hackathon interne ?

En 30 minutes, un expert Beeshake peut vous montrer comment structurer votre propre dispositif : collecte des idées, étapes de sélection, jurys, votes et suivi post-hackathon.


FAQ – Plateforme de hackathon

Quelle est la différence entre un hackathon classique et un hackathon structuré avec Beeshake ?

Beeshake permet de structurer toutes les phases : collecte d’idées, formation des équipes, suivi des projets et évaluation. L’énergie générée ne se perd pas et se transforme en résultats concrets.

Qui peut participer à un hackathon avec Beeshake ?

Tout le monde ! Collaborateurs internes, experts, business units, partenaires externes… La plateforme facilite l’inclusion et la diversité des profils.

Comment assurer que les idées ne restent pas sans suite ?

Beeshake offre un pipeline post-hackathon avec suivi des projets, feuilles de route, arbitrages, communication et reporting pour sécuriser le ROI.

Le hackathon peut-il se dérouler en hybride ?

Oui, la plateforme est conçue pour le présentiel, le distanciel et les équipes internationales, tout en gardant la fluidité de l’animation.

Comment mesurer le succès d’un hackathon ?

Engagement des collaborateurs, nombre et qualité des idées, projets incubés, prototypes intégrés à la roadmap et impact concret sur l’innovation.

Est-ce facile à utiliser pour les collaborateurs et l’équipe organisatrice ?

Oui, l’interface est intuitive, simple à prendre en main et accompagnée de tutoriels et notifications pour faciliter l’adoption.


Ophélie André

Ophélie André – Responsable Communication & Marketing – Beeshake

Passionnée par la communication digitale et le marketing, Ophélie a évolué dans des environnements variés qui lui ont permis d’affiner son expertise en stratégie de contenu, marketing digital et engagement collaboratif. Elle aime mettre son énergie et sa créativité au service de projets qui rassemblent, donnent du sens et valorisent la force du collectif.

Voir la bio complète