La crise que nous traversons confronte les entreprises à un impératif de survie, donc d’innovation et de disruption. Et si, alors que nous sommes privés du contact physique les uns des autres, la solution était néanmoins collective ? C’est le postulat de Cécile Le Galès, fondatrice et CEO de Beeshake. Pour elle, il est essentiel de stimuler l’intelligence collective en entreprise. En effet, les entreprises sortiront de cette crise grandies à condition de donner la parole et d’écouter plus que jamais les idées et les propositions de leurs collaborateurs. L’objectif ? Co-construire l’après.

Ensemble, disrupter pour survivre

Le monde est plus incertain que jamais. Pour continuer d’exister, les entreprises doivent s’adapter, se repenser et “disrupter”. Or, ce besoin de disruption ne rend plus possible la pensée linéaire dictée par un leader et suivie par l’ensemble des collaborateurs. Il impose au contraire une pensée collective, systémique, qui libère le potentiel de chaque personne. Le phénomène collectif semble s’être naturellement imposé dans la crise. En effet, la première semaine de confinement, le terme “collaboratif” a atteint son plus haut niveau depuis un an dans les requêtes sur Google (source : Google Trends). Si l’on ne cesse d’entendre que l’après sera différent de l’avant, c’est donc visiblement dans le collectif que nous puiserons les ressources pour inventer un monde nouveau.

 

L’intelligence collective en entreprise a fait ses preuves

L’intelligence collective en entreprise commence par l’écoute et la considération des besoins, des retours et des avis de chacun. Elle demande des efforts et de la méthode, mais elle porte ses fruits. Comme à la Gendarmerie Nationale qui, depuis 10 ans, met en place des laboratoires d’innovation collaborative et a vu naître 1 500 bonnes pratiques pour améliorer le quotidien, la qualité des services ou encore faire des économies.

Les conséquences sur la motivation et la créativité des collaborateurs sont à la hauteur. Une étude Beeshake 2019 fait ainsi apparaître que 91% des collaborateurs se sentiraient plus motivés s’ils pouvaient proposer leurs idées à l’entreprise.

Quant aux bénéfices économiques de l’intelligence collective, ils ne sont plus à prouver. Aux États-Unis, le système d’abonnement d’Amazon Amazon Prime est né d’une suggestion des membres de l’équipe. Les résultats de cette idée ? Les consommateurs ont augmenté leurs dépenses de 150% après avoir souscrit au programme. De plus, ces abonnés représentent 20% des ventes d’Amazon.

  

Il est essentiel d’offrir un cadre d’expression à chacun

Réussir le pari de l’intelligence collective est à la fois une question de posture et d’outils. De posture, car l’intelligence collective et l’innovation collaborative demandent du lâcher-prise. Elles demandent d’accepter de ne pas tout contrôler ou modérer. D’accepter aussi de ne plus compter sur les silos, et d’écouter les voix du terrain que l’on n’écoutait peut-être pas suffisamment auparavant. Pourtant, c’est bien celui qui fait qui sait.

La réponse se trouve aussi dans les outils. La preuve : l’étude Beeshake 2019 révèle que 67% des collaborateurs estiment que leur culture d’entreprise est adaptée à la proposition d’idées. L’enjeu est donc de passer à l’action ! C’est notamment la raison pour laquelle la plateforme Beeshake s’apprête à être intégrée dans l’environnement Microsoft Teams. Elle permettra de stimuler l’intelligence collective des 44 millions d’utilisateurs de l’application collaborative. Car outiller, c’est aussi capitaliser sur des outils existants. Bref, n’est-ce pas, dans les organisations, un moment opportun pour faire le point et trouver des solutions – d’ordre technologique, organisationnel, managérial ou d’adaptation des processus – pour inventer l’après ?

 

Embarquer collaborateurs intelligence collective

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