Votre Fresque du Climat s’est très bien déroulée.
Les collaborateurs ont participé avec enthousiasme, les échanges ont été riches, les idées nombreuses. Chacun repart convaincu qu’il est possible d’agir à son échelle et que l’entreprise a un rôle à jouer dans la transition écologique.
Puis le quotidien reprend ses droits.
Les urgences opérationnelles reviennent, les projets s’enchaînent et, progressivement, l’énergie générée pendant l’atelier s’estompe. Les idées restent dans un compte-rendu, quelques initiatives voient le jour, mais la dynamique collective s’essouffle.
Si cette situation vous semble familière, rassurez-vous : ce n’est pas un échec de la Fresque du Climat. C’est une réalité que rencontrent de nombreuses organisations.
Car si la Fresque est un formidable outil de sensibilisation, elle n’a pas vocation, à elle seule, à organiser le passage de la prise de conscience à l’action.
Le véritable défi commence après l’atelier. C’est là que se joue la réussite d’une démarche RSE durable.
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La fresque du climat en quelques mots : un formidable déclencheur de mobilisation
Créée en 2018 par Cédric Ringenbach, la Fresque du Climat est un atelier collaboratif qui aide à comprendre les mécanismes du changement climatique à partir des travaux du GIEC.
Pendant environ trois heures, les participants reconstituent les liens de cause à effet entre différents phénomènes climatiques grâce à un jeu de cartes. L’atelier favorise la réflexion collective, les échanges et la compréhension des enjeux.
Aujourd’hui, des milliers d’entreprises utilisent la Fresque du Climat pour sensibiliser leurs collaborateurs, fédérer leurs équipes autour de leur stratégie RSE et encourager le passage à l’action.
Mais si l’atelier est souvent un succès, il ne constitue qu’un point de départ.
Pourquoi certaines Fresque du climat ont un impact durable… et d’autres beaucoup moins ?
Une Fresque du Climat réussie génère souvent beaucoup d’enthousiasme.
Les participants imaginent des dizaines d’initiatives :
- réduire les déchets ;
- limiter les déplacements ;
- améliorer les pratiques numériques ;
- lancer des groupes de travail ;
- partager des bonnes pratiques.
Sur le moment, tout semble possible. Puis le quotidien reprend le dessus.
Les priorités opérationnelles reviennent, chacun retrouve ses projets, les idées restent dans les carnets ou les tableaux blancs… et la dynamique collective s’essouffle progressivement.
Ce phénomène est parfaitement normal.
Une Fresque du Climat est conçue pour sensibiliser et faire émerger une prise de conscience. En revanche, elle n’a pas vocation à organiser le suivi des actions dans le temps.
Autrement dit, l’atelier crée l’envie d’agir. Mais il ne fournit pas, à lui seul, les conditions nécessaires pour transformer cette envie en résultats durables.
Les 5 freins qui empêchent souvent le passage à l’action
1- Les idées restent… des idées
À la fin d’un atelier, les propositions sont nombreuses.
À la fin d’une Fresque, les propositions ne manquent pas.
Réduire les déchets, repenser certains processus, développer des initiatives locales, sensibiliser davantage les équipes…
Mais où sont ensuite centralisées ces idées ?
Dans un compte-rendu ? Un tableau blanc ? Quelques photos prises à la fin de l’atelier ?
Lorsque les contributions ne sont pas regroupées dans un espace partagé, elles deviennent rapidement difficiles à retrouver, à enrichir et à concrétiser.
Le premier risque n’est donc pas le manque d’idées. C’est leur dispersion.
2- L‘engagement s’essouffle naturellement
Une Fresque est un temps fort.
Mais aucune dynamique collective ne s’entretient toute seule.
Sans nouveaux échanges, sans retours sur les actions engagées et sans visibilité sur les avancées, les collaborateurs finissent par avoir le sentiment que rien n’a réellement changé.
L’enthousiasme laisse alors progressivement place à une forme d’attentisme.
3- Les bonnes volontés restent isolées
Après un atelier, certaines équipes décident de passer à l’action. D’autres hésitent.
Certaines expérimentent déjà des solutions sans que le reste de l’organisation ne le sache.
Résultat : les initiatives restent locales, les expériences ne sont pas partagées et chacun avance de son côté.
Pourtant, la transition écologique est un défi profondément collectif.
Elle gagne en efficacité lorsque les idées circulent, se complètent et inspirent d’autres équipes.
4- Les actions manquent de visibilité
Quelques mois plus tard, une même question revient souvent :
« Où en sommes-nous ? »
Quelles idées ont été retenues ?
Quels projets ont démarré ?
Quels résultats ont été obtenus ?
Lorsque ces informations ne sont pas facilement accessibles, les collaborateurs peuvent avoir le sentiment que leurs contributions sont restées sans suite.
Et lorsqu’on ne perçoit plus les avancées, il devient difficile de maintenir la motivation.
5- La mobilisation devient ponctuelle
La Fresque du Climat est souvent pensée comme un événement.
Or la transition écologique est, par définition, un processus continu.
L’enjeu n’est donc pas uniquement de réussir un atelier.
Il est de créer un fonctionnement dans lequel chacun peut continuer à contribuer, proposer, partager et faire progresser les actions dans le temps.
C’est cette continuité qui transforme un temps fort en véritable démarche de transformation.
Sensibiliser est une étape. Mobiliser durablement en est une autre.
Une Fresque du Climat permet de créer une prise de conscience.
Mais une prise de conscience ne produit pas automatiquement du changement.
Pour passer des intentions aux résultats, les entreprises doivent maintenir cette dynamique collective dans le temps.
Les organisations qui y parviennent ont souvent un point commun : elles ne considèrent pas la Fresque comme une fin, mais comme le début d’une démarche collaborative plus large.
Elles donnent aux collaborateurs les moyens de continuer à contribuer après l’atelier, de partager leurs idées, de suivre les projets engagés et de valoriser les réussites.
Autrement dit, elles prolongent l’intelligence collective bien au-delà de l’événement.
Comment prolonger la dynamique après une Fresque du Climat ?
Il n’existe pas de recette universelle.
En revanche, les entreprises qui réussissent à faire vivre leur démarche dans la durée mettent généralement en place les mêmes mécanismes.
1. Centraliser les idées dans un espace commun
À l’issue d’une Fresque, les collaborateurs repartent souvent avec de nombreuses propositions.
Le premier réflexe consiste à les rendre visibles et accessibles à tous.
Centraliser les idées dans un espace partagé permet d’éviter qu’elles restent dans un compte-rendu oublié. C’est également le meilleur moyen de les enrichir collectivement, d’identifier les initiatives similaires et de faire émerger les actions les plus pertinentes.
2. Continuer à faire vivre les échanges
La transition écologique évolue en permanence.
Les réglementations changent, les bonnes pratiques se multiplient et de nouvelles idées apparaissent régulièrement.
Maintenir un espace d’échange permet aux collaborateurs de continuer à partager leurs retours d’expérience, poser leurs questions et s’inspirer des initiatives menées ailleurs dans l’entreprise.
L’intelligence collective ne s’arrête pas à la fin de l’atelier. Elle se construit dans la durée.
3. Prioriser les actions collectivement
Toutes les idées ne pourront pas être mises en œuvre immédiatement.
Certaines auront un impact fort mais nécessiteront davantage de moyens. D’autres pourront être lancées rapidement avec peu de ressources.
Impliquer les collaborateurs dans la priorisation permet de concentrer les efforts sur les actions qui créeront le plus de valeur, tout en renforçant leur engagement dans la démarche.
🚀 Pour aller plus loin – Comment sélectionner les 10% d’idées à plus fort impact parmi des centaines de propositions.
4. Donner de la visibilité aux avancées
L’un des meilleurs moyens de maintenir la motivation consiste à montrer que les idées avancent.
Partager régulièrement les projets lancés, les actions réalisées ou les premiers résultats obtenus permet de démontrer que les contributions des collaborateurs ont un impact concret.
Cette visibilité entretient un cercle vertueux : plus les équipes voient les résultats, plus elles ont envie de participer.
5. Valoriser les initiatives
Chaque action réussie peut devenir une source d’inspiration pour le reste de l’organisation.
Mettre en avant les équipes qui expérimentent de nouvelles pratiques, partager les retours d’expérience et diffuser les bonnes idées contribue à installer une véritable culture de l’engagement.
La transition écologique devient alors un projet collectif, porté par l’ensemble des collaborateurs.
Une plateforme d’intelligence collective pour passer de l’intention à l’action
Une Fresque du Climat n’a pas vocation à être remplacée par un outil numérique.
Au contraire, elle constitue le point de départ d’une dynamique qu’il convient ensuite d’entretenir.
C’est précisément le rôle d’une plateforme d’intelligence collective.
Après l’atelier, elle offre un espace unique pour :
- recueillir les idées issues des ateliers ;
- permettre aux collaborateurs de continuer à proposer et enrichir des initiatives ;
- favoriser les échanges entre les équipes ;
- prioriser les projets collectivement ;
- suivre l’avancement des actions ;
- mesurer la participation et valoriser les réussites.
L’objectif n’est pas simplement de conserver une trace des idées.
Il est de créer les conditions d’un engagement durable, où chaque collaborateur peut continuer à contribuer à la démarche RSE de son entreprise.
La Fresque devient alors bien plus qu’un atelier de sensibilisation : elle devient le point de départ d’une démarche d’amélioration continue portée par l’intelligence collective.
🚀 Pour aller plus loin – Outil RSE en entreprise : comment choisir la bonne solution selon vos objectifs ?
Conclusion – Et si votre Fresque du Climat devenait le point de départ d’une transformation durable ?
Une Fresque du Climat permet de sensibiliser et de mobiliser vos collaborateurs. Mais pour transformer cette énergie en actions concrètes, la démarche doit s’inscrire dans la durée. En donnant à chacun les moyens de proposer des idées, de collaborer et de suivre les projets engagés, vous faites de l’intelligence collective un véritable levier de votre stratégie RSE.
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FAQ – Comment transformer une prise de conscience en actions durables après la Fresque du Climat ?
La Fresque constitue un excellent point de départ pour sensibiliser les collaborateurs et créer une dynamique collective. En revanche, elle doit s’inscrire dans une démarche plus globale afin de transformer les prises de conscience en actions concrètes et durables.
L’engagement se construit dans la durée. Donner de la visibilité aux projets, valoriser les initiatives, favoriser les échanges entre équipes et permettre aux collaborateurs de continuer à proposer des idées sont autant de leviers pour prolonger la dynamique.
Les entreprises les plus avancées centralisent les idées, les priorisent collectivement, désignent des porteurs de projet et assurent un suivi régulier de leur mise en œuvre. Cette organisation facilite le passage de l’intention à l’action.
Une plateforme d’intelligence collective permet de prolonger les échanges après l’atelier, de recueillir les idées, de suivre les actions engagées et de maintenir l’implication des collaborateurs dans le temps. Elle devient un véritable support de la démarche de transformation.
Ophélie André – Responsable Communication & Marketing – Beeshake
Passionnée par la communication digitale et le marketing, Ophélie a évolué dans des environnements variés qui lui ont permis d’affiner son expertise en stratégie de contenu, marketing digital et engagement collaboratif. Elle aime mettre son énergie et sa créativité au service de projets qui rassemblent, donnent du sens et valorisent la force du collectif.